Mon bureau nomade (6/7) : Mémoire et sauvegarde

​L'informatique c'est bien, c'est pratique, tout est accessible de façon quasiment instantanée. Jusqu'au jour où ...  un clic malheureux et un fichier super important est supprimé définitivement, une clef USB primordiale est égarée, l'ordinateur est HS,...

La hantise de perdre des informations ou des souvenirs essentiels et le sentiment de se retrouver tout nu, dépouillé lorsque cela arrive.

J'ai vécu cette expérience plusieurs fois et je sais que je ne la revivrai plus car j'ai mis en place un système qui m'évite toute perte de données.

Je n'ai pas trop de questions à me poser pour mon travail de salarié. Mon employeur dispose de serveurs sécurisés et sauvegardés. J'ai la possibilité de me connecter à ceux-ci à distance. ​Sous les conseils de l'un de nos informaticiens et avec cette situation, j'ai pris l'habitude de ne rien enregistrer dans le disque dur de mon ordinateur.

Le principe est simple, les serveurs sont sauvegardés tous les soirs. Ainsi​, si je supprime un fichier par erreur. Le service informatique peut le restaurer dans sa version de la veille. Très pratique. Et puis, surtout, si mon ordinateur rend l'âme, comme il n'y a aucun fichier dessus, je ne perds rien. il suffit de changer le PC, de le connecter au serveur et c'est reparti.

Ce n'est pas la même histoire pour mon activité d'indépendant, je n'ai pas tout ce matériel à la maison. Par contre, j'ai gardé à peu près les mêm​es réflexes et je me suis organisé en conséquence.

Mémoire

​Je suis assez paranoïaque en ce qui concerne le stockage  de mes données​ et de mon de mon travail.

Cela est probablement dû à une mauvaise expérience ​et à une de mes activités qui touche au domaine de la sécurité des systèmes d'information.

​Mes principales peurs de perte de données sont une mauvaise manipulation, la panne, la destruction et le vol.

Après réflexion, je me suis ​muni de plusieurs supports de mémoire externe.

Les clés USB

En premier lieu, il y a les clés USB. Légères et avec un encombrement minime, elles permettent de stocker et de transporter facilement tout type de fichier.

Deux inconvénients, leur contenance est limitée à quelques dizaines de Go et surtout elles peuvent être un vecteur de virus si on les branches sur différents appareils (et les plonger régulièrement dans une solution hydroalcoolique ne sert à rien).

Pour pallier leur faible capacité de stockage et bien j'ai réduit le problème en me munissant de plusieurs clés. Pour être précis, j'en ai 6 et chacune à une finalité dédiée. Quatre se partagent les données de mes activités, une ne stocke que de la musique et la dernière est ma clé "de transfert". C'est la seule que je branche sur d'autres appareils lorsque je souhaite échanger des fichiers avec une tierce personne. Lorsque celle-ci est chargée, elle a droit à une analyse antivirus avant d'être utilisée sur mes appareils.

Ces 6 supports ne me quittent pas.

Pour faciliter leur ​portage, je me suis muni d'une petite sacoche de transport

​​Materiel

​poids

​5 clés USB (Lien aff)

​48 gr

​1 clé de transfert

17 gr

​36 gr

​Total

101 gr

Les disques durs externes

Les clés USB c'est bien mais à elles seules, elles ne suffisent pas.

Pour stocker passivement mes fichiers, j'utilise deux disques durs externes​. Contrairement aux clés USB qui ont chacune un contenu dédié, les disques durs eux, stockent strictement les mêmes fichiers. En fait, ils stockent la totalité de mes fichiers.

Le problème d'un disque dur est qu'il a une durée de vie limitée. Au bout d'un certain temps d'utilisation, il décède sans prévenir et emporte avec lui son contenu.

Avoir deux supports permet de pallier ce problème. En ayant deux disques en redondance, le jour ou l'un ne fonctionne plus, il  n'y a pas de perte de données car elles sont aussi stockées sur le deuxième.

D'autre part, ces deux disques durs ne sont pas entreposés physiquement au même endroit. Un cambriolage, un incendie et l'intérêt de doubler le support vole en éclat.

Mais il faut savoir que j'utilise un troisième disque dur, celui de mon ordinateur. A l'instar des disques externes, je m'en sers comme une mémoire passive.

En fait si vous avez bien compté,  j'ai ​4 supports de sauvegarde. Les clés USB, le disque dur du PC et les deux disques durs externes et tous contiennent exactement la même chose.

Ainsi, même lorsqu'un des support me lâche, je reste avec une sécurité de trois autres supports et toujours physiquement en des lieux différents.

Le ​cloud

​Je ne l'utilise que pour quelques fichiers et parfois comme zone de transit. Je suis plutôt parano à ce niveau là et le cloud, très peu pour moi, suffisamment d'informations sur nous sont déjà sur internet, je ne vais pas en rajouter de moi-même...Edward SNOWDEN sort de ce corps !

Cependant, il existe des clouds sécurisés payants et il est vrai que si l'on ​compare le coût d'un disque dur et celui des clouds sécurisés, ces derniers demeurent compétitifs. 

​Je m'intéresserai à cette option lorsque mes supports physiques commenceront à rendre l'âme mais pour l'heure, ce n'est pas dans ma pratique.

Sauvegarde

​​Maintenant j'imagine que vous vous demandez comment je fais pour maintenir tout ça à jour.

​A titre privé, le système qui suit peut paraître disproportionné mais il faut se rappeler qu'il s'agit du ​stockage d'une activité professionnelle​. Le contenu de ces fichiers représentent un partie de ma rémunération et comme je suis pour partie indépendant, je ne peux compter sur personne pour m'aider en cas de coup dur. C'est la raison pour laquelle le plan de sauvegarde suivant est assez rigoureux.

​Celui-ci fonctionne par synchronisation.

​J'utilise le logiciel Syncback dans sa version gratuite et qui offre la possibilité de sauvegarder, de synchroniser ou de mettre en miroir les supports de stockage. 

Voici donc mon plan de sauvegarde

  • ​A - C​lés USB
  • ​​B - Disque dur interne  de mon PC
  • ​​​C - ​Disque dur externe ​
  • ​​​D - ​Disque dur externe ​
  • ​​​​​E - Cloud sécurisé (gratuit limité à trois fichiers) ​ ​
  • ​​​​​​F - Cloud non sécurisé​

Ce plan de sauvegarde peut paraître lourd mais en réalité il ne l'est pas tant que ça.

Les synchronisations hebdomadaires sont assez rapides (de quelques secondes à quelques minutes).

La synchronisation mensuelle moins de 10 minutes.

Les synchronisations trimestrielles sont un peu plus longues. Contrairement aux autres, elles nécessitent un véritable temps dédié. Mais elles ne sont que trimestrielles...

Pour ne pas les oublier, je me suis fait un fichier de suivi sur tableur.

Dans celui-ci, je trace les toutes dernières opérations de sauvegarde. Je l'ouvre donc régulièrement et j'ai programmé des alertes lorsqu'un support dépasse la date à laquelle il doit être mis à jour.

Enfin tous les supports sont stockés physiquement à des endroits différents. Ainsi, je sais que, dans le pire des cas, je perds 1 semaine de données. Une perte que j'estime acceptable.

​Ce que je transporte

​In fine, ​les seuls éléments que je transporte sont les clés USB soit 101 gr qu'il faut ajouter aux 3869 gr des articles précédents (1, 2​, 3​,  4 et 5) ce qui nous fait un total de 3970 gr

2 réponses pour “Mon bureau nomade (6/7) : Mémoire et sauvegarde”

  1. JDBZM13 mai 2020 à 01:38Répondre

    Bon là j’avoue, je suis beaucoup moins paranoïaque.

    Surtout mon activité ne se prête pas à autant d’exigences dans ce domaine.

    Par contre il en faut un peu, et je garde tout de même le truc bête mais si utile :
    Planifier la sync avec le HD externe !!!

    Chose que je n’arrive pas à faire régulièrement… ou plutôt suffisamment régulièrement !

    1. Frédéric BREMBILLA13 mai 2020 à 16:01Répondre

      Bonjour,
      Deux options :
      1 : Tu fais en sorte que cela devienne une habitude et tu travailles dans ce sens. Ce n’est pas simple et demande une vrai volonté
      2 : Tu attends de perdre tes fichiers avec une dernière sauvegarde qui date de Mathusalem. Le réflexe va alors se mettre en place tout seul.
      A toi de voir ce qui est le plus acceptable.

Laisser un commentaire