Mon bureau nomade (7/7) : Choisir son sac

​​Je termine cette série d'articles par le sac car il est à choisir en dernier.

Et oui, c’est lorsque l’on sait ce que l’on a à transporter qu’il faut choisir dans quoi on va le transporter, pas avant. En faisant l’inverse, on risque de se retrouver avec un sac trop grand ou trop petit. Pas adapté en somme.

Alors comment choisir son sac ?

​Voici les critères auxquels je suis attentif.

​Les critères de choix

Dimensions et poids

Bien évidemment, les mensurations d’un sac sont le premier ​point à prendre en compte. Attention ! Plus on a de place pour ranger et plus on amasse tout un tas de choses.

C’est la raison pour laquelle il est préférable de lister d’abord le matériel destiné à être transporté avant de choisir le sac.

Prendre un sac un peu plus grand pour garder de la marge, c’est l’assurance qu’il sera rempli rapidement avec des objets inutiles. C’est du poids en plus à transporter pour un bénéfice quasi nul.

​Pour un sac de travail bureautique, la priorité ​est qu’il soit capable d’accueillir votre ordinateur portable. Majoritairement, les produits proposés acceptent les ​ordinateurs de 15 pouces, mais soyez vigilants si le votre ​est plus grand.

Les produits proposés font entre 40 et 50 cm de hauteur et entre 30 et 40 cm ​de largeur. Bien que ces dimensions soient importantes ce n’est pas sur celles-ci que la différence va se jouer.

La véritable différence va se trouver sur l’épaisseur car c’est elle qui va conditionner l’organisation interne de votre sac.

Les sangles

Nous ne sommes pas sur un sac de randonnée avec une sangle​ ​lombaire.

Les sangles ​lombaires permettent de porter la majorité du poids sur les os iliaques et réduire ainsi la charge des épaules.

La présence de telles sangles sur les "laptop backpack" est rare. Toute la charge est donc portée par les épaules. Aussi la qualité de celles-ci ne doit pas être négligée. Veillez donc à ce qu’elles soient larges et molletonnées.

Certains sacs proposent des sangles qui se peuvent se ranger dans un compartiment. Avec une poignée latérale, ils peuvent être transformés en mallette. A vous de voir si le gadget présente une utilité.

Une autre fonction gadget parfois proposée, des poches intégrées dans les sangles qui permettent de ranger des petits objets plats tels que les cartes ou les tickets de métro. Mon sac ne dispose pas de ces rangements, je le regrette un peu car bien que ce soit un critère de choix secondaire, elles me seraient bien utiles.

Les ​poches ext​ér​ieures

Poches extérieures latérales

Pour ma part, il en faut au moins une pour la gourde.

Je mets la bouteille à l’extérieur du sac pour y accéder sans ouvrir le sac (lors des transports) et pour éviter de la proximité entre l'eau et le matériel électronique, la papeterie​.

Une deuxième poche extérieure latérale peut-être sympa pour un parapluie mais n’est pas forcément nécessaire.

Poches extérieures centrales

Facilement accessibles, elles peuvent s'avérer utile pour les objets de la vie courante.

Mais ce n'est pas dans ma pratique, elles me servent à stocker du petit matériel d’utilisation occasionnelle ou rare.

Poche​ dorsale

Presque tous les sacs ​"de travail" proposent une poche dorsale.

Discrète et sécure car peu accessible par un tiers, elle est faite pour y ranger des éléments plats (papiers, cartes,...).

​Alors que j’étais septique sur son utilité, j’ai fini par l’apprécier en y rangeant mon téléphone professionnel. Sans pour autant la considérer comme indispensable, elle présente un plus, non négligeable, auquel je suis maintenant habitué et dorénavant attentif.

Les compartiments internes

Comme le but est de transporter au moins un ordinateur portable. Le premier des compartiments lui est destiné. Là-dessus, pas de problème, tous ces sacs identifiés "laptop backpack" proposent un compartiment rembourré prévu à cet effet. Je rappelle qu’il faut rester vigilant sur les dimensions de votre ordinateur. Généralement ce compartiment propose une poche supplémentaire pour une tablette ou une liseuse. Je m’en sers pour y ranger les ​chemises plastifiées à clip (lien aff) qui servent aux documents papier. Elle reçoit aussi le triple décimètre et les 2 chemises à élastique A6 (Origamis et justificatifs de frais).

D’autres petites pochettes peuvent être proposées. Elles ne sont pas primordiales mais peuvent s’avérer utiles. Attention tout de même à ne pas succomber à la surenchère de petits compartiments. Parfois, on ne sait pas quoi en faire.

Je les utilise pour ranger mes deux stylos, ma sacoche à clés USB, mon tapis de souris et la serviette du Rocketbook.

Les gadgets

Les nouvelles générations de sacs proposent une multitude de gadgets qui ne me sont pas forcément utiles mais qui méritent d’être relevés.

Je vous laisse juger de leur intérêt selon vos besoins :

  • Antivols : un système de verrouillage à code qui bloque les tirettes des fermetures éclair.
  • Port USB : à l’intérieur du sac un chargeur mobile qui est relié à un port USB accessible à l’extérieur du sac. Il est alors possible de recharger le téléphone greffé à notre main tout en portant le sac.
  • Prise casque : souvent accolée au port USB et avec le même principe de fonctionnement, une prise casque permet d’écouter de la musique en ayant tout son matériel dans le sac.
  • Panneaux solaires​ : Au lieu de vous trimbaler avec un chargeur mobile, utilisez l’énergie solaire pour recharger votre téléphone !! Bon c’est peut-être valable si vous allez travailler en vélo, car je ne suis pas certain de l’efficacité du truc en voiture ou en transport en commun.
  • Géo-localisation : Incroyable ! En cas de perte, aujourd’hui vous pouvez même géo-localiser votre sac avec une application. Valable pour les personnes étourdies qui perdent régulièrement leurs affaires dans les gares et les aéroports. Bientôt vous pourrez lancer une balle à votre sac, il la rapportera.

Mon sac

J’ai opté pour un sac HOE proposé par les magasins LECLERC.

Il m’a couté 19.99 € et pèse 568 gr.

Un prix et un poids plus bas que la majorité des sacs proposés.

Après plus d'un an d’utilisation, il tient la route, ne s’est pas trop dégradé.

Les seuls véritables points d’usure que j’ai pu constater sont :

  • les petites tirettes des fermetures éclairs, en cuir, qui n’ont pas fait long feu. Je les ai remplacées par des anneaux de porte-clés, finalement plus pratiques.
  • Le bas du filet extérieur qui sert à caler une bouteille d’eau est troué. Comme le filet serre bien la ​gourde, elle reste bien en place et je ne risque pas ​de la perdre.

Voici une animation qui présente le contenu de mon sac.

Chaque chose à sa place, une place pour chaque chose.

Poids final

​Si l'on ajoute le poids du sac au poids de son contenu, nous obtenons :

3970 gr + 568 gr = 4 538 gr

Soit l'équivalent 3 bouteilles d'eau minérale de 1,5 litres.

Cela représente entre 5 et 6% de mon poids. Un ratio tout-a-fait acceptable et confortable. Il me permet de disposer d'une marge suffisante pour y ajouter un repas ou du matériel complémentaire en cas de besoin.

Avec 4,5 kg je suis donc en capacité de travailler n'importe où tout en conservant un confort suffisant pour rester productif.

Conclusion

​Avec cette longue série d'articles, je voulais mettre en évidence ​le lien entre l'organisation et le matériel.

Pour optimiser son bureau (nomade ou sédentaire) il faut réfléchir au besoin, faire des choix. Au début ces choix ne sont pas forcément pertinents mais ils s'affinent au fil des jours en même temps que ​s'affine ​l'organisation.  Cela signifie qu'il faut savoir se regarder fonctionner et se remettre en cause régulièrement comme le suggère le modèle de la double boucle​ :

​Personnellement, je fais tourner la première durant 1 mois, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus d'ajustement à faire et que l'habitude d'action, de comportement s'ancre dans ma pratique. Puis j'éprouve la solution durant un mois supplémentaire afin de me forger une petite expérience et, au terme de ces 60 jours, j'enclenche la deuxième boucle. ​la remise en question est alors de mise : avantages/inconvénients, que faut-il changer,...

Durant ce parcours, les méthodes de travail sont testées mais également le matériel qui les accompagne. Le grand piège est d'être dépendant du matériel à disposition. Cette attitude nous amène à adapter notre organisation à celui-ci alors que c'est l​ui qui doit s'adapter à notre façon de fonctionner. Cela implique qu'il faille se renseigner, tester, accepter que ça ne convient pas et ​essayer autre chose.

​Enfin dans l'organisation, il y a deux éléments essentiels qui sont, à mon sens, à retenir :

  • La gestion des tâches qui va nous permettre de mener à bien nos engagements et nos obligations dans le bon ordre de priorité.
  • La planification qui va traduire notre capacité ​organiser ​la réalisation de nos tâches dans le temps.

Ces deux éléments sont primordiaux lorsque l’on souhaite atteindre un objectif, quel qu’il soit.

Partagez, commenter, cela ne peut faire de mal à personne.

A bientôt​

2 réponses pour “Mon bureau nomade (7/7) : Choisir son sac”

  1. JDBZM7 juin 2020 à 01:10Répondre

    Salut,

    La méthode s’applique très exactement à tous les métiers.
    Dans mon cas, mon sac et plutôt une voiture, mais les éléments à prendre en compte sont exactement les mêmes.

    Au final, après la lecture de ces articles et du guide, mon organisation à déjà beaucoup évoluée et je profite déjà de ses bénéfices ! Et la cerise, c’est que le temps dégagé me permet même de faire les petites choses qui traînent et qu’on doit faire un jour…

    Vraiment, merci Fred !

    1. Frédéric BREMBILLA7 juin 2020 à 09:16Répondre

      Bonjour et merci à toi pour ces commentaires. Je suis content que tu aies trouvé un sens, un lien dans ta pratique. Oui bien sûr on gagne du temps quand on réfléchit à son organisation.
      Bravo à toi, tu as amélioré la tienne.

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